Les communes   

Saint Dionisy

À vocation agricole et tertiaire, la commune de Saint-Dionisy est située au cœur de la Vaunage, côté ouest de Nîmes.

La Vaunage est une région dans le département du Gard à l'Ouest de Nîmes. C'est une assez longue vallée arrosée par la rivière le Rhony, entre Nîmes et Sommières. Cette vallée est bordée au Nord et au Sud par de petites montagnes qui ont offert un lieu pour le premier habitat de la région.

Les habitants s'établissaient alors sur ce qu'on appelle un oppidum, qu'ils fortifiaient pour assurer leur sécurité. L'un d'eux s'appelle encore La Roque de Viou, qui est resté longtemps un lieu de vigie et de défense, situé à une altitude de 187 m.


   
Équipements culturels et sportifs 

Deux courts de tennis,
un stade
et une salle polyvalente.



 

   


 Sortir se distraire

16 Spetembre Spectacle Fédérateur à ST DIONISY 'Chanson d'hier et d'aujourd'hui' (le 16/09/2010)

 
Journées européennes du patrimoine (du 18/09/2010 au 19/09/2010)
CHARTE PAYSAGERE DE LA VAUNAGE
Présentation de la Charte paysagère de la Vaunage par l'association des communes de la Vaunage. Foyer de St Dionisy
Samedi 18 septembre
9h30

PLANTATION DE CHENES ET VISITE DE CAPITELLES
Plantation de chênes verts sur la colline et visite des capitelles
Dimanche 19 septembre
Départ 10h de la place du village (repas tiré du sac)
 
2ème rencontre « Autour de Bécagrun » (du 01/10/2010 au 03/10/2010)
Bécagrun est le héros du roman de Raoul Stéphan qui retrace la vie rurale de Saint Dionisy de 1858 à 1928.
Cette rencontre met à l’honneur la vie quotidienne en 1900 en s’articulant autour de la culture de l’olive et des système d’exploitation de l’eau.

Vendredi 1er octobre
20h30 : bal hautbois (musique traditionnelle) avec « Rivaiges ». Salle polyvalente

Samedi 2 octobre
21h : scène d’Agglo. Salle polyvalente

Dimanche 3 octobre
9h – 18h : foire de Bécagrun : marché, casino des vins (inscriptions sur la foire), conférence (Temple), découerte du patrimoine, expositions, musique traditionnelle, animations, restauration (réservations : 04.66.81.41.96). Place du village
 


 Historique
   
  

Il semble bien que, dès l'origine, le village construit sur cet oppidum se soit appelé Veo, ou Veia, ou Viou. Pendant la période de la colonisation romaine, les habitants sont descendus de leur oppidum celtique pour bâtir leurs maisons dans la plaine, autour de la fontaine, et plus tard autour de l'église.

   

Ce n'est que dans une bulle du pape Adrien IV pour l'église de Nîmes (10 décembre 1156), que dans l'énumération des possessions foncières en Vaunage de l'évêque Aldebert et du chapitre de sa cathédrale, on trouve nommée pour la première fois une " ecclesia de San Dionysien ".

Par là, nous apprenons que l'église du village était sous le patronage de Saint Denys et que le village portait le nom de son saint patron, Saint Dionisy. Nous savons aussi qu'en 1305, le roi Philippe IV le Bel donna à son ministre, Guillaume de Nogaret, les rentes des villages de la Vaunage, parmi lesquels Saint-Dionisy. C'était un petit village puisqu'en 1384 il ne comptait que 4 feux. En 1644, Saint-Dionisy était en dépendance du marquisat de Calvisson, et cet état de fait dura jusqu'à la révolution. C'est alors que fut créé le département du Gard, divisé en huit districts, dont celui de Sommières auquel appartint Saint-Dionisy. En 1791, le village de Saint-Dionisy comptait 60 feux, soit un peu moins de 200 habitants.

La première église de Saint-Denys-en-Vaunage dut être construite au Xe siècle et fut plusieurs fois reconstruite et agrandie au XIIe siècle. C'était un prieuré qui dépendait de Nîmes. On connaît les noms des prieurs de la fin du XVIe siècle jusqu'à la révolution qui mit fin au culte. Aux XIVe et XVe siècles, le pays connaît de nombreuses disettes et des troubles qui déciment la population. D'autre part, au XVIe siècle, la Réforme se répand dans toute la Province.

D'abord clandestine, elle s'affirme bientôt au grand jour, et s'engage alors une sorte de guerre civile entre Catholiques et Protestants. Cette guerre de religion se double aussi de violentes oppositions politiques et sociales entre le pouvoir du Roi et la Province. Malgré une série d'édits de pacification, malgré même l'édit de Nantes en 1588, les hostilités continuèrent dans toute la Province. Saint-Dionisy, éloigné des centres urbains principaux n'a probablement pas eu beaucoup à en souffrir, et l'on sait que jusqu'à la révolution il y eut conjointement un temple et une église, un pasteur et un curé, dans le village. Mais lorsque la liberté fut rendue au culte religieux, seul le temple rouvrit ses portes. Avant 1820, le temple était transféré dans l'église, ce qui permet de penser que le village était alors presque totalement protestant. Lorsqu'en 1828, la translation du cimetière fut décidée, on constate qu'il fut divisé en deux parties : 100 m² pour les catholiques et 500 m² pour les protestants. Ces chiffres parlent d'eux-mêmes. Le XIXe siècle vit le développement du village. En 1821, construction d'un moulin-à-vent, en 1823, aménagement de la fontaine, en 1835, du lavoir, en 1873, de la tour de l'horloge, en 1876 la création de l'école.

L'occupation des sols montre très bien quelles étaient les ressources du village. Au XIXe siècle, les vignes occupaient dix fois plus de terrain que les vergers d'oliviers, et les pâtures deux fois et demi. On voit donc que le vin était la principale activité des gens du pays, les côtes de Nîmes étaient très cultivées. On organisait des coopératives dans chaque village, les principales maisons du village avaient leurs cuves à vin et des chais. Le vin était exporté dans toute la France par les lignes de chemin de fer que l'on commençait d'établir. La Vaunage était desservie par le chemin de fer de Nîmes au Vigan. Petit à petit la monoculture l'emporte. Les oliviers sont arrachés, l'élevage est complètement abandonné. La vigne absorbe toute l'activité de la région. Le XXe siècle apporte de nouvelles transformations. La population augmente rapidement. Il y avait 200 habitants au début et jusque dans les années 70, il y en a plus de 600 à la fin. La culture de la vigne reste importante, mais se trouve concurrencée par la diversification de l'artisanat. Les communications par autobus remplacent le chemin de fer, la convivialité supplante heureusement les guerres de religion. La population se diversifie.

Dans les années 90, pour faire face à l’évolution de la population, une salle polyvalente est construite ainsi qu’un stade et deux courts de tennis. L’école du village s’agrandit avec la construction de deux classes supplémentaires. Une cantine scolaire est également créée. Enfin, une crèche est construite.

En 2003, la zone d’activité commerciale se développe : une quinzaine de commerces s’installent sur la commune, créant de l’emploi.

Le côté touristique n’est pas oublié. L’aménagement de la colline et du site historique de l’Oppidum de la Roque de Viou attire de plus en plus de randonneurs dans le village.

L’adhésion à Nîmes Métropole a permis de développer le transport, et les navettes régulières sont un atout important pour nos concitoyens. Ainsi, l’objectif de la municipalité d’éviter que la commune devienne une cité-dortoir se réalise et ses élus espèrent que, pendant de nombreuses années, le village conservera son patrimoine en harmonie avec l’évolution contemporaine, pour le bien-être de ses habitants.

 Monuments et découvertes

L’oppidum de Roque de Viou
L’oppidum de Roque de Viou se trouve à moins de 100 mètres de l’oppidum de Nages. Les travaux menés de 1968 à 1973 ont permis de montrer que le site avait été occupé à trois monuments distincts.
La première phase de l’habitat se place au VIIIe siècle et au début du VIIe siècle avant J-C. Cette première occupation couvre tout le grand plateau de Roque de Viou et les premières pentes qui dominent la plaine de la Vaunage. À cette époque, on construit de très nombreuses cabanes en matériaux périssables, dont la base est creusée dans le rocher calcaire. Sur un sol grossièrement battu, l’on établit le foyer et l’on entasse des vases à provision, dont l’étude permet d’attribuer la culture des premiers habitants de Roque de Viou à l’extrême fin de l’Age de Bronze.

Roque de Viou est abandonné au cours de la première moitié du VIIe siècle et complètement déserté durant près de 200 ans. Vers 380 – 360 avant J-C, se fonde une nouvelle ville sur l’emplacement du précédent groupement de cabanes. Elle est entourée sur trois côtés par un puissant rempart en pierres sèches, dont le plan quadrangulaire sera peu à peu complété par des cloisons et des ajouts de divers types.

La seconde ville de Roque de Viou sera occupée moins d’un siècle. En effet, vers 290 – 280 avant J-C, elle est entièrement abandonnée et la population va fonder un nouvel oppidum sur le site voisin de Nages.

Vers 25 avant J-C, quelques bâtiments, dont la fonction exacte échappe encore aux archéologues, mais qui font certainement partie d’un édifice public, seront construits en dehors de l’enceinte du IVe siècle. Leur vie sera courte puisque leur destruction interviendra avant 50 après J-C. Cette troisième étape, qui appartient au début de la période gallo-romaine, ne correspond pas à un habitat sur l’oppidum de Roque de Viou, et, de ce fait, apparaît comme une réoccupation particulière et isolée.

Après cette ultime manifestation de vie, le plateau de Roque de Viou ne sera plus habité. Il sera en partie cultivé durant tout le Moyen-Age. Il se peut néanmoins qu’un village médiéval se soit établi à proximité de l’ancienne forteresse. Son nom, Roque de Viou, est en effet attesté à plusieurs reprises dans des cartulaires et sur des cartes où, entre Nages et Saint-Dionisy, correspond à l’oppidum protohistorique. Mais, la recherche archéologique n’en a pas pour autant retrouvé la moindre trace.

Temple du XIe siècle.



 Les élus

Photo de
Gabach Michel
Vice-Président aux Aires d'Accueil des Gens du Voyage
Maire de Saint Dionisy
Receveur des Postes à la retraite
Lui écrire
Photo de
Brette Anny
Conseiller Communautaire
Conseiller Municipal de Saint Dionisy
Lui écrire

 En résumé

Population : 838 habitants
Superficie : 342 hectares
Maire : Michel GABACH
Mairie : Hôtel de Ville
Code postal : 30980
Téléphone : 04 66 81 41 96
Fax : 04 66 81 82 70
Email : mairie.saintdionisy@wanadoo.fr


carte de Saint Dionisy




Saint Dionisy / "L'Oppidum de Roque de Viou"

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